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  • Trophées Eco actions 2014

    La Région Haute-Normandie remporte le Prix national Eco Région pour son engagement en faveur de la transition énergétique

    Jeudi 18 décembre 2014, Véronique Bérégovoy, Vice-présidente de la Région Haute-Normandie représentait Nicolas Mayer-Rossignol, Président de Région, lors de la 24ème édition des Trophées Eco actions qui se déroulait à l’Assemblée Nationale, sous le Haut patronage du Président Claude Bartolone. La Région Haute-Normandie remporte le Prix Eco Région pour l’ensemble de ses politiques et dispositifs en faveur de la transition énergétique.

    “Depuis 1 an, j’ai fixé un cap : devenir l’une des 1ères Eco-Régions de France, précise Nicolas Mayer-Rossignol, Président de la Région Haute-Normandie. Diminuer la consommation d’énergie, développer les énergies renouvelables, c’est bon pour la planète, c’est bon pour le pouvoir d’achat, c’est bon pour l’emploi en Normandie. Ce 1er Prix vient récompenser notre action et valider notre stratégie”.

    Les trophées Eco actions récompensent les collectivités locales et territoriales pour leurs actions innovantes et exemplaires en termes de développement durable, c’est-à-dire tenant compte aussi des volets économiques et sociaux dans les actions proposées.

    La Région Haute-Normandie est ainsi récompensée pour sa contribution à limiter le changement climatique et ses impacts grâce à la diminution des consommations énergétiques et au développement des énergies renouvelables. Ces actions agissent sur le volet social et économique, en réduisant la précarité énergétique et en favorisant la création d’emploi, la recherche et l’innovation notamment.

    LES POLITIQUES DE LA REGION EN FAVEUR DE LA TRANSITION ENERGETIQUE

    En adoptant un Plan Climat Energies (PCE) volontaire dès 2007, la Région Haute-Normandie s’est positionnée comme une Région pionnière. Le Plan Climat Energies s’est traduit par 71 actions pour la plupart encore mises en œuvre ;  la Région vient d’adopter un Plan Air Climat Energies Régional 2015-2020. Dans la continuité des actions engagées depuis 2007, ce plan définit sa stratégie pour les 5 années à venir (2015-2020) et fixe des objectifs ambitieux assortis d’un programme de 48 actions. Le

    Plan Eco-Lycées vise par exemple la réduction des consommations énergétiques des bâtiments. Un programme de rénovation spécifique sera ainsi mis en œuvre, après une campagne d’audits énergétiques. De plus toutes les nouvelles opérations de restructuration intégreront systématiquement un volet énergétique prioritaire. Les objectifs du plan Eco-Lycées portent sur la réalisation, d’ici 2020, de travaux de rénovation énergétique sur un quart du parc régional selon la répartition suivante :

    - 10 % de rénovations selon les performances BBC rénovation ;
    - 30% de rénovations performantes permettant un passage dans la classe énergétique
    supérieure sur le Diagnostic performance énergétique ;
    - 60% de rénovations permettant une amélioration de la performance énergétique du bâtiment sans changement systématique de classe énergétique; En 2014, après l’attribution en 2012 d’un parc éolien au large de Fécamp, un deuxième parc a été attribué en Haute-Normandie au large du Tréport. La mobilisation de la Région a porté ses fruits : la Haute-Normandie est devenue la 1ère région française pour l’éolien offshore. L’action de la Région a été décisive pour la mise en place d’une nouvelle filière industrielle éolienne offshore;

    2013-2014, l’intégration de l’air dans le Plan Air – Climat – Energies Régional (PACER) : la Région Haute-Normandie a souhaité aller au-delà de ses obligations réglementaires en intégrant un volet «air» dans son PCET de manière innovante ;

    depuis 2013, stratégie régionale en faveur de l’écomobilité/ électromobilité : le plan d’actions est composé de l’appel à projets énergies, qui permet le soutien de projets d’investissements ou de projets de R&D sur cette thématique, des dispositifs d’aide à l’achat de véhicules électriques (particuliers, entreprises, associations, établissements de recherche et d’enseignement supérieur, collectivités et lycées) et à l’installation de bornes de recharge. 150 particuliers, 36 entreprises (43 véhicules) et 22 collectivités (45 véhicules) ont bénéficié de l’aide de la Région ;

    dans le cadre des contrats de territoire, la Région contribue à hauteur de 40% aux travaux de réhabilitation énergétique des bâtiments publics appartenant au patrimoine communal ou intercommunal ;

    depuis 2011 l’Appel à Projets Energies (APE), doté d’un fonds pluriannuel de 150 millions d’euros, vise à promouvoir des procédés industriels plus propres et plus sobres en énergie, développer le recours aux énergies renouvelables et faire émerger de nouveaux segments d’activités créateurs d’emplois. 88 projets ont été retenus dans le cadre de l’APE ;

    depuis 2011, mise en œuvre du chèque énergies, dispositif innovant pour accompagner les particuliers haut-normands dans la rénovation énergétique de leur logement. 1 971 chèques énergies audits et 1 637 chèques énergies travaux ont été attribués depuis le lancement.

    A suivre : la Région va mettre en place un dispositif de Tiers-financement pour la rénovation énergétique des bâtiments. Une étude a été lancée par la Région pour analyser les modalités de mise en œuvre. Le principe est l’avance, par la société de Tiers-financement créée, du coût des expertises, du diagnostic et des travaux de rénovation énergétique. Une fois l’opération terminée, les économies d’énergies permettent au bénéficiaire des travaux rénovation de rembourser à la société de Tiers-financement l’ensemble de l’investissement au tiers.



  • Hommage à Laurent LEBARQ

    C’est avec une immense tristesse et beaucoup d’émotion que les militants socialistes de Montivilliers ont appris la disparition de Laurent Lebarq, âgé de 62 ans. Fragilisé par la maladie, il nous a quittés ce vendredi 5 décembre 2014.

    Laurent

    Laurent Lebarq avait été élu sans discontinuité au Conseil Municipal de 1989 à 2008 sous les mandats de Michel Valléry et de Gabriel Banville.

    Il était une figure connue et appréciée dans la cité des Abbesses.

    Passionné par le jardinage, il a contribué au succès des Jardins ouvriers de la Belle Etoile dont il a été durant dix ans le Président. Son engagement et sa rigueur étaient reconnus au point que les bénévoles ont souhaité qu’il en soit le Président d’honneur.

    Durant 16 années, de 1992 à 2008, il fut Adjoint au Maire chargé des Sports et des associations non culturelles. Il était présent à toutes les manifestations sportives de la ville qu’il a soutenues et encouragées.

    Chaque année, il était un acteur incontournable de l’organisation du Téléthon.

    Membre du comité de jumelage Montivilliers – Nordhorn, il avait tissé des liens amicaux avec une famille allemande. Il était aussi administrateur de Tremplin pour l’Emploi.

    Adjoint, il a favorisé la bonne dynamique des associations de Montivilliers en se rendant toujours disponible. Les responsables de l’Office municipal des Sports, les sapeurs-pompiers, les présidents des associations savaient que son bureau était toujours ouvert.

    Sa permanence du samedi matin consacrée aux doléances des Montivillons était un moment important qu’il honorait toujours tant il aimait ce lien direct avec la population.

    Homme de cœur et de convictions, il s’est engagé sans compter pour le rayonnement de Montivilliers. Proche des ouvriers, il a effectué toute sa carrière professionnelle en travaillant au sein de l’usine Renault de Sandouville.

    Militant fidèle à ses idées et en amitié, élu engagé par ses actes au quotidien et son dévouement pour sa ville, nous conserverons l’image d’un homme généreux et toujours disponible pour les autres.

    Ses obsèques auront lieu ce mercredi 10 décembre à 14 h 30 à l’église de Montivilliers.

    Au nom de tous les militant(e)s de la section de Montivilliers, j’adresse nos sincères condoléances et nos pensées chaleureuses à son épouse Fabienne, à ses trois filles Laëtitia, Delphine et Mélanie, à ses gendres David, Cédric, Nicolas et à ses sept petits-enfants et à tous ses proches.

    Jérôme DUBOST

    Secrétaire de section



  • Préparation du nouveau contrat du Pays

    Vendredi 28 novembre, Nicolas Rouly, Président du Département de Seine-Maritime et Nicolas Mayer-Rossignol, Président de la Région Haute-Normandie ont animé avec Didier Sanson, Président de Caux Estuaire et Edouard Philippe, Président de la Communauté de l’agglomération havraise (CODAH), une réunion sur la future contractualisation avec le territoire.

     

    Cliquez ici pour le communiqué de presse.



  • Notre tribune de rentrée

        Madame, Monsieur,

    Chers habitants de Montivilliers,

    « Menteurs, menteurs, menteurs ! », c’est par ces mots que les parents d’élèves ont interpellé le maire UMP et sa majorité de droite le 23 juin 2014 lors du conseil municipal qui a été, de fait, retardé. De mémoire de Montivillon, une telle manifestation et un tel chahut n’avaient jamais eu lieu dans le hall de la mairie. Comment expliquer que Monsieur Fidelin débute ainsi, sous les huées, son mandat autrement que par le mépris à l’égard des familles ?

    Peut-on faire reproche à des parents de se mobiliser et de s’indigner quand ils découvrent qu’à la rentrée de septembre, les temps d’activités pédagogiques seront payants.

    A aucun moment durant la campagne électorale, Monsieur Fidelin n’avait annoncé qu’il ferait payer aux familles la mise en œuvre des rythmes scolaires. Maire de Mannevillette à l’époque, il n’avait même pas pris le temps de consulter les associations de parents d’élèves.

    L’enfant vit au sein de sa famille avec des contraintes et des modes de fonctionnement propres à chaque famille. Il y a des couples où les deux parents travaillent, des familles monoparentales, des familles aisées, d’autres moins, certaines avec des grands-parents disponibles à proximité, d’autres sont sans solution … Bref, il y a autant de familles qu’il y a d’enfants et chacune a son mode de fonctionnement et sa propre organisation.

    Ce que nous reprochons au maire UMP de Montivilliers, c’est d’avoir fait le choix de remettre en cause, dans la précipitation et sans concertation, l’organisation qui avait été pensée, réfléchie et actée par tous les acteurs présents au sein du Projet Éducatif Local. Deux familles sur trois avaient opté pour le mercredi matin. Il ne s’agit pas de revenir ici sur le bien-fondé ou non du samedi ou du mercredi car le débat est sans fin mais de respecter la consultation des parents réalisée par le questionnaire initié l’an passé.

    Pour aller plus loin encore, de nombreux parents ont été très surpris de constater que le maire avait écrit au DASEN (ex – Inspecteur d’Académie) pour dire sa préférence pour le samedi par un courrier daté du 14 avril soit 9 jours après son investiture et avant la tenue des conseils d’école fin mai.

    Monsieur Fidelin sait-il que de nombreux parents s’étaient déjà organisés pour s’adapter pensant que le mercredi était entériné ? Plus de 61% des parents ayant répondu au questionnaire FCPE en avril dernier avaient prévu et connaissaient déjà leur organisation le mercredi à partir du mois de septembre.

    Pour en revenir aux TAP, on peut certes regretter que l’État ne prenne pas en charge les surcoûts liés à la réforme mais les élus le savaient. A Montivilliers comme ailleurs, c’est bien la question des priorités qui est posée, donc celle d’un choix politique.

    Avant les élections, le principe de la gratuité avait été défendu par tous au motif que tous les enfants doivent profiter des activités et ce, sans distinction du niveau de revenus des parents.

    Ce que nous dénonçons aujourd’hui, c’est à la fois la méthode de la droite montivillonne et les choix politiques !

    Non seulement les TAP seront payants mais en plus, les familles seront obligées de les payer de façon trimestrielle ou annuelle. Exemple d’une famille, quotient C avec 2 enfants : 75 jours x (2 x 1,51 €) soit la somme de 226 euros par an sans compter la cantine et le périscolaire.

    Au lieu de gommer les inégalités, les TAP payants vont donc les accentuer. Ce sont les enfants issus des milieux les plus défavorisés qui vont être exclus alors qu’ils en ont le plus besoin. La relation famille – école va être rendue encore plus compliquée. Comble de l’ironie, les familles doivent inscrire leurs enfants aux TAP, les payer, sans même en connaître le contenu !

    L’égalité des chances ne se décrète pas par une formule magique mais elle se traduit par des choix et du courage politique.

    La droite a trouvé un allié contre la gratuité. En effet, le FN a approuvé de faire payer les familles. Contrairement à ce qu’il veut nous faire croire, le FN est un parti d’extrême-droite qui ne se soucie pas du sort des familles modestes.

    Aujourd’hui, en faisant payer les familles et en les mettant au pied du mur, la droite montivillonne creuse encore plus les inégalités dans notre commune !

     

    Si l’éducation n’est pas la priorité de la droite, la culture ne l’est pas davantage.

    Nous avons eu l’occasion de dénoncer l’abandon de la salle de spectacles qui aurait été une occasion unique, à moindre coût, de pouvoir bénéficier de cette nouvelle infrastructure pour plusieurs générations. Le Gymnase Christian GAND n’est pas le lieu idéal pour accueillir des concerts et aurait pu retrouver sa vocation initiale, celle de recevoir les compétitions sportives. Le maire UMP de Montivilliers avait toujours voté POUR le projet tel qu’il était finalisé quand il siégeait à la CODAH en tant que maire de Mannevillette. Il se prononce CONTRE maintenant. Où est la cohérence ?

    Après l’éducation et la culture, qu’en est-il de l’action sociale ? Là, c’est édifiant ! Le maire a demandé aux agents de trouver 100 000 euros d’économies sur ce poste. Pourquoi cette somme ? A quoi doit-elle servir ? Aucune idée. Une certitude, ce sont les familles les plus modestes de Montivilliers et en premier les enfants qui vont pâtir de cette coupe sombre voulue et assumée par la droite.

    En cette période de crise qui touche déjà les plus faibles, la droite veut diminuer l’accès aux aides alimentaires.

    Personne n’est à l’abri d’un accident de la vie et de connaître un épisode de précarité à cause de la disparition d’un proche, d’un licenciement, d’une séparation. C’est donc par idéologie que la majorité de droite et son maire UMP décident sans aucun diagnostic et sans la moindre réflexion sur un accompagnement social de réduire le budget de l’action sociale.

    Le nouveau logo bleu de la ville n’est pas ce que nous retiendrons de la marque du maire UMP mais plutôt ce qu’il est sur le point de casser durablement à Montivilliers. Chacun constatera que la droite et la gauche, ce n’est décidément pas la même chose !

    Le prochain conseil municipal se tiendra à 18 h 30 le lundi 8 septembre, chaque citoyen peut y accéder librement.

    Pour nous contacter, vous pouvez nous adresser un courrier en mairie : chaque conseiller dispose d’un casier à son nom. Vous pouvez aussi nous écrire un mail : agirensemblepourmontivilliers@gmail.com

    Nous restons à votre disposition et vous disons à très bientôt.

    Bien cordialement,

    Les élus de l’Opposition de gauche

    Jérôme DUBOST – Martine LESAUVAGE – Pascal DUMESNIL – Nada AFIOUNI – Fabienne MALANDAIN – Nordine HASSINI



  • Communiqué de notre groupe CONTRE les TAP payants

    égalitéOui à l’égalité des chances pour tous les enfants !

    Non aux Temps d’Activités Pédagogiques payants !

    L’enfant vit au sein de sa famille avec des contraintes et des modes de fonctionnement propres à chaque famille. Il y a des couples où les deux parents travaillent, des familles monoparentales, des familles aisées, d’autres moins, certaines avec des grands-parents disponibles à proximité, d’autres sont sans solution … Impossible de faire l’inventaire car il y a autant de familles qu’il y a d’enfants et chacune a son mode de fonctionnement et sa propre organisation.

    Le nouveau Maire UMP de Montivilliers fait le choix de remettre en cause, dans la précipitation et sans concertation, l’organisation qui avait été pensée, réfléchie et actée par tous les acteurs présents au sein du Projet Educatif Local. Deux familles sur trois avaient opté pour le mercredi matin. Il ne s’agit pas de revenir sur le bien-fondé ou non du samedi ou du mercredi mais de respecter la consultation des parents au questionnaire initié l’an passé.

    Monsieur Fidelin sait-il que de nombreux parents s’étaient déjà organisés pour s’adapter ? Plus de 61% des parents ayant répondu au questionnaire FCPE en avril dernier avaient prévu et connaissaient déjà leur organisation le mercredi à partir du mois de septembre.

    Le principe de la gratuité avait été défendu au motif que tous les enfants doivent profiter des activités et ce, sans distinction du niveau de revenus des parents.

    Nous dénonçons à la fois la méthode de la droite montivillonne et les choix politiques ! Le candidat de la droite n’a jamais évoqué pendant la campagne électorale ni le changement de la demi-journée travaillée ni le paiement des TAP !

    Non seulement les TAP seront payants mais en plus, les familles seront obligées de les payer de façon trimestrielle ou annuelle. Exemple d’une famille, quotient C avec 2 enfants : 75 jours x (2 x 1,51 €) soit la somme de 226 euros par an sans compter la cantine et le périscolaire.

    Au lieu de gommer les inégalités, les TAP payants vont donc les accentuer. Ce sont les enfants issus des milieux les plus défavorisés qui vont être exclus alors qu’ils en ont le plus besoin. Dès demain, les familles devront inscrire leurs enfants aux TAP, les payer, sans même en connaître le contenu !

    De plus, les familles où l’un des deux conjoints a un petit salaire, ce dernier choisira, en raison d’un simple calcul comptable, de ne plus travailler afin de garder les enfants. Une fois encore, il y a fort à parier que ce sont les femmes qui en feront les frais !

    L’égalité des chances ne se décrète pas par une formule magique mais elle se traduit par des choix et du courage politique. Aujourd’hui, en faisant payer les familles et en les mettant au pied du mur, Monsieur Fidelin creuse encore plus les inégalités dans notre commune !

    Notre groupe votera donc CONTRE la délibération du conseil municipal du 23 juin 2014.

    Les élus de l’Opposition de gauche « Agir ensemble pour Montivilliers » :

    Jérôme DUBOST (Parti Socialiste) – Martine LESAUVAGE (Société civile) – Pascal DUMESNIL (Parti Socialiste) – Nada AFIOUNI (Parti Socialiste) – Fabienne MALANDAIN (Europe Ecologie Les Verts) – Nordine HASSINI (Parti Socialiste)



  • Cinémas / salle de spectacles : communiqué des élus d’opposition « Agir ensemble pour Montivilliers »

    Comme beaucoup de Montivillons, c’est dans la presse locale que nous avons appris récemment l’enterrement en première classe du projet de la salle de cinémas / spectacle par Monsieur Fidelin. Point de discussion en commission ou en conseil municipal, ce qui correspond à une vision minimaliste de la démocratie locale. Pour un projet de cette ampleur et qui intéresse tous les habitants, la moindre des choses eut été de favoriser les échanges et notamment avec les élus de l’opposition qui représentent plusieurs milliers d’habitants.

    Cela pourrait être anecdotique si le fond compensait la forme mais, malheureusement, ce n’est pas le cas.

    Revenons-en aux faits.

    En matière d’investissement, ce projet, travaillé depuis de longues années, vise à construire 4 salles de cinéma dont une des salles pouvant également accueillir des spectacles « vivants » avec une capacité d’accueil de 570 places assises. Sur un coût total de 9,7 millions d’euros, 2,3 millions sont dus à l’aménagement de cette salle polyvalente. La CODAH, dans le cadre d’un accord datant de 2006, finance la partie cinéma. La Ville de Montivilliers prend à sa charge le supplément de 2,3 millions auquel il convient de soustraire les 800 000 euros de subvention du Conseil Régional, soit un coût résiduel de 1,5 millions pour notre commune. Pour information, l’une des dernières salles de spectacle comparable à celle-ci construite dans l’agglomération havraise a coûté près de 10 millions, ce qui correspond à une somme habituelle pour ce type de projet. Il s’agit donc, sur un plan financier, d’une opportunité unique pour la 2ème ville de l’agglomération havraise de disposer d’une salle de spectacle digne de ce nom.

    En matière de fonctionnement, l’opération est également très favorable pour la Ville. En effet, l’exploitant des salles de cinéma aura pour mission de faire vivre l’ensemble du bâtiment tout au long de l’année et de le rendre économiquement viable. Ce dossier a été instruit de manière sérieuse sur la base d’une fréquentation annuelle de 90 000 spectateurs. Combien sommes-nous aujourd’hui à ne plus nous rendre au cinéma depuis la fermeture des Gaumont de Montivilliers en 2009 ? Les Montivillons sont dans l’attente de retrouver les salles obscures. Dans le cadre d’une convention entre la ville et l’exploitant, la Ville pourrait alors utiliser la salle de spectacle pour y programmer sa saison culturelle en versant, pour perte d’exploitation, à l’opérateur la somme maximale de 1 200 € par spectacle. Ainsi, chaque année, la ville de Montivilliers, selon ses souhaits et ses moyens, pourrait offrir une programmation riche, diversifiée et sans concurrence avec les villes voisines. Là encore, notre ville pourrait faire preuve de créativité, d’originalité et d’ambition culturelle. Avec ce montage original et intelligent, nous aurions pu mutualiser ce nouvel équipement public en complémentarité des lieux existants et réduire les coûts de fonctionnement pour la ville.

    La programmation culturelle relève de la commune et permet d’affirmer une identité sans pour autant entrer en concurrence avec les autres villes. Donner l’envie aux Montivillons de profiter de divertissements et amener des spectateurs génèrent de l’attractivité. Sans salle de spectacle, il sera difficile de « réveiller Montivilliers » comme le claironnait Monsieur Fidelin et nous redoutons que notre ville ne devienne une commune dortoir.

    Monsieur Fidelin annonce la somme de 350 000 € par an. Comment la calcule-t-il ? Mystère…

    Le but de Monsieur Fidelin est de décrédibiliser le projet pour progressivement le réduire à néant, la 1ère étape étant l’abandon de la salle de spectacle. Devons-nous craindre une 2ème étape qui serait l’abandon pur et simple des cinémas ?

    Tout était fin prêt depuis septembre 2013. Le projet est resté figé en raison de bas calculs politiciens alors qu’aucune contrainte administrative n’empêchait son démarrage. Les Montivillons doivent savoir que les frais d’étude et d’architecte ont déjà coûté une somme avoisinant les 750 000 €. Abandonner ce projet, c’est tout simplement jeter l’argent ainsi déjà dépensé par les fenêtres. Est-ce cela une gestion rigoureuse des deniers publics ?

    Dans le nouveau scénario que nous propose Monsieur Fidelin, il convient alors de reprendre la procédure administrative depuis le début ce qui prendra largement plus que deux ans. Est-ce cela la nouvelle efficacité montivillonne ? Combien ces études vont-elles encore nous coûter ?

    Que constatons-nous des deux priorités du nouveau maire UMP ? Il augmente les indemnités des élus et il remise la culture au placard.

    Montivilliers est une ville qui doit pouvoir rayonner et cela passe par des équipements de qualité. Ne pas saisir l’occasion qui nous est offerte aujourd’hui constitue une faute majeure car « le train ne passera pas deux fois ». Cette opportunité, à moindre coût pour les finances de la ville, nous permettrait de renforcer l’identité culturelle de Montivilliers avec des équipements de qualité et complémentaires, et ce pour les générations futures.

    Nous demandons instamment à Monsieur Fidelin de revoir sa position.

     

    Les élus de l’Opposition de gauche « Agir ensemble pour Montivilliers »

    Jérôme DUBOST (Parti Socialiste) – Martine LESAUVAGE (Société civile) – Pascal DUMESNIL (Parti Socialiste) – Nada AFIOUNI (Parti Socialiste) – Fabienne MALANDAIN (Europe Ecologie Les Verts) – Nordine HASSINI (Parti Socialiste)




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